De gros succès à petit budget
par Simon Granger
21 01 2007Par Alexandre Parent
Disposant de ressources limitées, les producteurs québécois de vidéoclips ont tout de même su se tailler une place dans un milieu où l’argent semble être le seul et unique maître. Depuis quelques années, on remarque une augmentation du nombre de vidéoclips produits au Québec, tant pour des artistes d’ici que d’ailleurs. Les Pierre Lapointe, Malajube, Trois Accords et André ont tous fait confiance au savoir-faire des gens de la Belle province.
«Même si ça nous restreint, ça nous donne en même temps une plus grande liberté artistique», explique Marie-Claire Lalonde, productrice depuis trois ans pour la maison de production québécoise NuFilms, en parlant des budgets alloués à la réalisation d’un vidéoclip. Les maisons de production québécoises doivent miser sur autre chose que l’argent. Contrairement aux grosses boîtes de productions américaines, qui peuvent disposer de plus d’un million de dollars pour certains artistes, les réalisateurs québécois doivent user de toute leur créativité pour parvenir à faire un vidéoclip de qualité avec peu de ressources financières. «On est habitué à faire beaucoup avec presque rien», croit la productrice.
Malgré tout, il ne suffit pas pour obtenir un bon vidéoclip d’avoir un bon réalisateur. «Les artistes aiment avoir un impact», révèle Mathieu Grondin, réalisateur chez NuFilms depuis un an. Ils aiment participer à l’effort créatif du vidéoclip pour faire en sorte qu’il leur ressemble. Marie-Claire Lalonde abonde dans le même sens. «Les groupes musicaux ont beaucoup plus de pouvoir décisionnel avec les plus petites compagnies. Cela les attire vers les maisons de production québécoises, [car] ils ont leur mot à dire.»
Lorsqu’on lui demande ce qui amène les artistes internationaux à s’associer aux maisons de production québécoises, Marie-Claire Lalonde ajoute, en prenant l’exemple des artistes français, que plusieurs préfèrent venir tourner au Québec, notamment parce que cela coûte moins cher qu’ailleurs. Les lieux de tournage de la province ressemblent aux grandes villes américaines. « Les artistes recherchent le modèle américain, mais à moindre coût, ils veulent que ça ressemble à New York sans toutefois devoir débourser les gros sous», explique Marie-Claire Lalonde.
La recette mélangeant originalité, créativité et implication des artistes a fait ses preuves. Les vidéoclips «Deux par deux rassemblés» de Pierre Lapointe et «Tout nu sur la plage» des Trois Accords, sont de bons exemples de l’innovation et de l’originalité dont font preuve les Québécois.
Interrogé au sujet du budget nécessaire pour réaliser un vidéoclip, Patrick Binette, directeur musical chez Musique Plus, soutient que les albums coûtent de moins en moins cher à produire. «L’argent économisé lors de l’enregistrement de l’album ira directement au tournage du vidéoclip, et pour cause, le vidéoclip se place dans la suite logique d’un disque de musique.»
Depuis dix ans, l’industrie québécoise du vidéoclip a considérablement grossi, et les Québécois sont de plus en plus fiers des réalisations de gens d’ici. Patrick Binette reconnaît cette montée en force du vidéoclip québécois. «Star Académie, qu’on le veuille ou non, a ramené un intérêt pour la musique d’ici», croit-il. Selon lui, les gens commencent à voir que les artistes québécois sont eux aussi capables de produire de la musique et des vidéoclips de qualité.
Le manque d’originalité des certains vidéoclips, par exemple ceux de rap américain, pourrait laisser croire que c’est cela qui pousse les vidéoclips québécois vers les sommets des palmarès. Pourtant, Patrick Binette ne partage pas cet avis : «C’est leur genre, ils l’ont inventé! Ça fonctionne bien pour eux». Alors que les Américains tentent encore de réaliser «l’American Dream», les Québécois, quant à eux, misent sur l’effort créatif et l’originalité pour propulser leurs vidéoclips vers de nouveaux horizons.



quand manque de fond rime avec expoitation!
C’est un drole de discour que Marie Claire tiends là
quand on sait qu’une boite comme Nù Films donne souvent
tout son Budget à la technique et les croutes au département artistique.
Des fois même l’argent ne sera jamais remis au dép Artistique sous prétexte de favorisé la technique et le profits de l’entreprise.
(un technicien il faut le payé / un artiste fuat le dealer!!!!???)
Disons que pour ce qui est de l’implication social et artistique Nù Films à un grand bout de chemin a faire.
hi all. nice site. by.